En ce temps là, le rivage proche n’aurait guère permis l’existence d’un espace cultivé. Au presque quotidien, la mer inondait les abords du manoir.

Aujourd’hui, le niveau de submersion a réapparu, mais nous avons pris le risque d’implanter un jardin de caractère médiéval, tel qu’il devait exister aux Abbayes de Saint Riquier et de Corbie, aux premiers temps de la lignée de la Famille de Biencourt.

La sérénité enveloppe les lieux. Le sol enrichi par les alluvions marines enfouis puis brouté et amendé par les nombreuses poulinières du hameau offre à la culture une terre légère et noire d’une fertilité sans pareille.

                                                Le  jardin

Le Jardin en quelques points…

Le site : 4550m² dont 1800m² de jardinés.

La structure fondamentale : la croix chrétienne constituée de parterres surélevés et bordés de bois pour le maintien.

Les formes géométriques sont simples et pures
Nombre total 21 : 9 carrés, 9 rectangles, 6 triangles, 6 arcs

Deux allées principales : Sud-Nord de largeur d’1m80

Une fontaine : 4 sorties représentant les fleuves Tigre, Euphrate, Pisha, Guisha)

Les lisières : Est et Nord : Petite rivière Sainte Marie, Ouest : Bosquets, Sud : palissade et bruyère tressée.

 

Ce jardin représentatif des préoccupations spirituelles et matérielles du Moyen-âge est conçu, réalisé et entretenu par Monique Helary sur la base d’une importante recherche bibliographique inspirant sa création dans un souci de conformité.
C’est en soi un lieu de repos, de motivation sur l’autrefois et sur les temps à venir. 

Un Jardin inspiré par le moine irlandais : Saint Fiacre.

Comme à Corbie, à Saint-Riquier, le jardin de Poutrincourt déploie ses richesses. Sans doute, le règne végétal vaut d’être mieux connu, car au-delà de la diversité de ses teintes, de ses flaveurs tout en nuance, ses propriétés méritent d’être connues.
Médicinales, elles sont usage depuis des millions d’années par l’homme qui à force d’observations, a déduit quels services une humble herbe pouvait lui sauver la vie.

Les chamanes, les druides, les apothicaires pénétrèrent le secret des plantes.

 

L’apothicairerie est dans le prolongement logique du jardin médiéval de Poutrincourt

Ce fut la première étape du développement de la discipline pharmaceutique et de l’arsenal médical :

Nous vous invitons à la visiter...

Dans son cadre chaleureux, meublé tout en bois foncé, dans le style de la Renaissance, s’alignent les célèbres pots emplis de racines, des feuilles, des sommités fleuries prêtes à être transformées en teintures, sirops, pilules, qui pourront être préparées devant vous.
Et puis, vous promenant dans le jardin, vous cueillez de la rose, de la lavande et, ensemble, nous préparons l’eau parfumée, distillée devant vous.
A l’enseigne de la Licorne, emblématique de la « boutique » de nos ancêtres pharmaciens, vous vivrez des minutes inoubliables dans cette fidèle réplique de l’officine d’autrefois.



 

Sur plus de 1000m² se répartissent plantes alimentaires, aromates et condiments, textiles et tinctoriales, plantes qui soignent, plantes bouquetières, et puis les arbres fruitiers dont espaliers, lourds de fruits, bordent l’eau vive de la rivière.

Liberté que nous avons prise, quelques espèces signant des utilisations non domestiques (Limnanthes, Amarantes…) qui marquent notre époque du IIIème millénaire. Le Chemin Creux et la Tonnelle aux Amoureux sont en cours de réalisation.

Assis sur une souche d’arbre, vous pourrez avec nous imaginer Jean de Poutrincourt vers 1590, accoudé à la croisée du donjon, scrutant cet horizon vers lequel il rêvait de faire voile vers le Nord des Amériques et la route de Cathay…